Au cœur du désert du Sahara, dans la petite ville oasis de Djanet, se déroule chaque année une tradition vieille de plus de 3 000 ans : le festival de Sebeiba. Cette célébration, profondément ancrée dans la culture des Touareg, mêle danse, musique et symbolisme, réunissant les habitants et les visiteurs dans une ambiance de partage et de mémoire collective. AP News
Le Sebeiba se déroule sur dix jours, culminant dans une compétition de danse spectaculaire entre deux quartiers de Djanet, Zelouaz et El Mihan. Les danseurs, habillés de leurs plus beaux atours traditionnels, s’affrontent dans des mouvements rituels, armés de sabres et de tissus colorés pour symboliser à la fois la guerre et la paix. AP News
Deux légendes entourent l’origine de cette fête. L’une la relie à l’histoire de l’Exode et à la victoire de Moïse contre Pharaon, l’autre à la résolution pacifique d’une querelle ancestrale entre deux clans. Quelle que soit son origine exacte, le Sebeiba demeure aujourd’hui un moment fort de cohésion sociale et culturelle pour les Touareg et les populations du désert. AP News
Classé depuis peu au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, cet événement attire non seulement les communautés locales mais aussi des touristes du monde entier, désireux de découvrir une facette unique de l’identité algérienne profonde et vivante.
